Ce sentier parcourt un magnifique coin du pied du Jura vaudois le long du Nozon. Les informations pédestres et l’essentiel des informations patrimoniales sont données dans le document suivant:
https://croy.ch/wp-content/uploads/Sentier_patrimoine.pdf
Géologie

La morphologie est dominée par une imposante dalle de calcaire massif clair « l’Urgonien » qui repose sur un ensemble de calcaires jaunes (Pierre jaune de Neuchâtel ou calcaire d’Hauterive). Les strates plongent faiblement vers le SE et l’ensemble est découpé par des jeux failles verticales. Les plus spectaculaires sont celles à l’origine du vallon du Nozon au NW de Pompaples; elles se ramifient en Y vers le NW. Dans la vallée du Nozon, le déplacement est dextre, le compartiment NE est déplacé vers la droite (Nicole C. Scheidt Schmitt 2020).
Les roches
Ce sont des calcaires du Crétacé moyen à supérieur.

La balade au départ de la gare de Croy
1 et 2: Les fontaines
Dans la colline du Chanet, les calcaires Urgonien ont été exploités pour sortir des grands bassins monolithiques qui ont été « exportés » dans tout le canton (environ 200).







4- Reliques de moraines
Sur le sentier qui mène aux falaises qui bordent le vallon du Nozon, on peut observer de nombreux blocs de roches cristallines, témoins de dépôts quaternaires morainiques.
B- Points de vue sur le vallon du Nozon et sites d’escalade.
Les calcaires urgoniens massifs offrent un magnifique terrain de jeu pour les grimpeurs. En face de l’hôpital de Saint Loup, le Nozon y a creusé de beaux abris sous-roches.
5- La Tuffière.

Les sources en milieu calcaire sont souvent accompagnés de dépôts calcaires appelés travertins ou tuffs. A sa sortie de leur cheminement souterrain, les eaux chargées en calcaire subissent un choc thermique qui provoque le dépôt de calcite selon la réaction suivante:

6- La carrière jaune (ancienne exploitation)
La Pierre Jaune de Neuchâtel est une roche sédimentaire marine. Elle a pour origine un sédiment, soit un sable calcaire qui s’est accumulé pendant plusieurs millions d’années sur le fond d’une mer chaude et peu profonde qui recouvrait, entre autres, la région de Neuchâtel, il y a 130-135 millions d’années. La faible épaisseur de la couche d’eau et la proximité du continent expliquent que le sable calcaire en cours de dépôt était régulièrement soumis à des courants marins changeant souvent d’intensité et de direction. Les hétérogénéités de la Pierre Jaune – qui se traduisent par une stratification entrecroisée, des teintes diverses, une composition minéralogique et biogénique ainsi qu’une porosité variables – résultent, entre autres, de l’influence de ces courants marins aléatoires (source: Ne.ch)




7- Les fours à fer
Dans l’Urgonien, il n’est pas rare de trouver des poches (paléodolines ou paleofissures) remplies de matériel détritique riche en oxydes de fer, témoins d’une période d’émersion à la fin du Crétacé et au début du Tertiaire (période appelée Sidérolithique). C’est pourquoi on trouve dans la région des vestiges de fours à fer qui témoignent de l’exploitation et la transformation des ces minerais de fer.
Le charbon de bois, en brûlant, produit par combustion incomplète du monoxyde de carbone (gaz CO) qui vient réduire le fer contenu dans le minerai sous forme oxydée (Fe3O4 ou Fe2O3). La réaction du fer oxydé avec le monoxyde de carbone donne du fer et du dioxyde de carbone: Fe3O4 + 4CO → 3Fe + 4CO2 ou Fe2O3 + 3CO → 2Fe + 3CO2. On obtient ainsi un produit spongieux appelé « loupe » composé de fer et de scorie.

Petite expérience de réduction du fer in situ




8- Les fours à chaux
Les calcaire très purs ont été également exploités pour fabriquer de la chaux vive par cuisson.

9- La pierre de Gottettes
Ce bloc erratique isolé, un gabbro métamorphique, a une histoire géologique passionnante: Pierre de Gottettes

10- La cascade du Dard
